MLM newsletter :5 leçons que j’ai apprises de l’e-mailing…
Avouons-le tout net : en 2026, la newsletter fait un peu figure de dinosaure à côté d'un feed TikTok. Et pourtant, l'e-mail reste le canal au meilleur ROI.

Avouons-le tout net : en 2026, la newsletter fait un peu figure de dinosaure à côté d'un feed TikTok qui scrolle à la vitesse de la lumière. Et pourtant. Pendant que tout le monde se rue vers la dernière plateforme qui promet de tout changer (spoiler : elle disparaîtra dans deux ans), l'e-mail, lui, continue benoîtement son petit bonhomme de chemin. Il envoie plus de 392 milliards de messages chaque jour dans le monde, entretient une relation quasi conjugale avec près de 4,6 milliards d'humains, et affiche toujours ce ROI qui fait pâlir tous les autres canaux : autour de 36 € générés pour chaque euro investi.
Alors oui, en marketing relationnel, on continue de vous vendre le rêve du post Facebook viral ou du reel qui explose. Mais soyons concrets deux minutes. Et si votre e-mailing multipliait par 5 tous vos résultats actuels ? Là où vous parrainiez péniblement une personne par mois, imaginez 5 partenaires qui rejoignent votre équipe. Le client qui hésitait à commander sans un petit coup de pouce ? Désormais, vous pouvez en aligner cinq.
Laissez-moi deux minutes pour vous expliquer pourquoi.
Vous ne suppliez plus votre belle-sœur et vos trois copains d'enfance de rejoindre votre équipe. Vous jouez la carte de la loi des grands nombres — et accessoirement, vous entrez dans la cour des grands.
Un détail qui n'en est pas un : en 2026, expédier 5 000 e-mails un mardi matin reste largement plus rentable que publier sur une page Facebook pro qui compte, elle aussi, 5 000 abonnés. La différence de portée est jour et nuit.
Et la tendance n'est pas près de s'inverser : les projections tablent sur environ 408 milliards d'e-mails échangés chaque jour dès 2027, portés par une intelligence artificielle qui personnalise chaque message mieux qu'un playbook MLM ne le fera jamais.
Alors, on s'y met ?
Ça n'a l'air de rien, mais en 2026, expédier 5 000 e-mails un mardi matin reste bien plus efficace que de publier sur une page Facebook pro qui compte, elle aussi, 5 000 abonnés.
Sur les réseaux sociaux, ce sont les algorithmes qui décident qui voit quoi. Sur ces mêmes 5 000 abonnés Facebook, si 200 personnes tombent sur votre post dans leur fil, vous pouvez déjà vous estimer chanceux.
Les faits, eux, ne négocient pas. Et les chiffres 2026 sont même plus parlants qu'il y a dix ans. Il suffit d'interroger Google — les données pleuvent, littéralement.
Jugez-en :
- Plus de la moitié de la population mondiale possède une boîte mail : on parle de près de 4,6 milliards d'utilisateurs dans le monde.
- Ce sont désormais plus de 392 milliards d'e-mails qui circulent chaque jour dans le monde, et la France, à elle seule, en expédie environ 8,3 milliards quotidiennement.
- Les études sur la rentabilité de l'e-mailing continuent de tomber, année après année, et le verdict ne varie pas.
- Le retour sur investissement grimpe jusqu'à 45 $ générés pour chaque dollar investi dans le e-commerce, et 4 marketeurs sur 5 préfèrent aujourd'hui l'e-mail aux réseaux sociaux pour convertir un prospect en client.
- Une métrique reste décisive : le taux d'ouverture. En 2026, un bon taux d'ouverture se situe entre 20 % et 25 % — un chiffre à prendre avec des pincettes depuis qu'Apple Mail précharge automatiquement les pixels de tracking, ce qui déclenche une « ouverture » même quand personne n'a lu le mail.
Tout le monde s'accorde à dire que ce taux d'ouverture « réel » est devenu difficile à cerner tant les règles du jeu ont changé côté boîtes mail. Des techniques existent malgré tout pour le préserver, voire le faire grimper.
Ouvrir un e-mail ne suffit pas. Encore faut-il que vos lecteurs cliquent sur un lien dans le corps du message, direction une page stratégique : bon de commande, page de vente, formulaire d'inscription...
- Le taux de clic moyen tourne autour de 2,5 % à 3,5 % à l'échelle mondiale.
- Les e-mails automatisés (bienvenue, panier abandonné, relance) génèrent jusqu'à 70 % de conversions supplémentaires comparés à un envoi manuel classique.
- Comparé à notre page Facebook de 5 000 abonnés, viser un tel niveau d'engagement resterait, sur les réseaux sociaux, complètement hors de portée.
- Gardez en tête qu'aujourd'hui, plus de 60 % des e-mails sont ouverts depuis un smartphone. Si votre message s'affiche mal sur mobile, il finit à la corbeille en quelques secondes.
Si l'on admet qu'en MLM, la recherche de partenaires d'affaires (vos filleuls) s'apparente à du B to B, l'e-mail marketing devient un pilier incontournable.
Dans certains secteurs B to B, chaque dollar investi en emailing peut rapporter jusqu'à 45 $ en retour !
Un actif dont vous êtes propriétaire
Il y a un ultime argument, et il est presque philosophique : ne jamais oublier ce piège mortel des réseaux sociaux. Sur n'importe quelle plateforme (Facebook, Instagram, YouTube, TikTok, et j'en passe), vous n'êtes jamais vraiment chez vous. Vous êtes locataire. Et le propriétaire, lui, peut changer les serrures du jour au lendemain.
Des comptes se font fermer sans préavis, sans explication, parfois sur simple signalement automatisé par une IA de modération. Une base d'e-mails, elle, vous appartient. Personne ne peut vous la confisquer d'un clic.
Et tant qu'on y est, un chiffre pour planter le décor version 2026 : la portée organique moyenne d'une page Facebook professionnelle tourne aujourd'hui entre 2 % et 3 %. Concrètement, sur 1 000 abonnés, une trentaine de personnes verront votre publication sans que vous ayez sorti la carte bleue pour la sponsoriser. Autrement dit que votre « communauté » appartient bien plus à Meta qu'à vous.
Comme tout le monde, les marketeurs de réseau utilisent les e-mails. Mais soyons honnêtes : rares sont ceux qui en font un usage réellement professionnel. Il faut dire que l'emailing en tant que pratique de persuasion n'a jamais été la compétence la mieux partagée du métier.
Cela demande quelques compétences bien précises : savoir écrire pour persuader (le fameux copywriting), maîtriser un répondeur automatique, lire les statistiques comportementales de ses abonnés, et surtout, capter en masse des adresses e-mails qualifiées.
Or nos marketeurs de réseau ne se jettent pas franchement, la fleur au fusil, sur des pratiques qui peuvent sembler techniques. D'autant que le mot d'ordre du métier reste : faire simple, pour favoriser la duplication.
Malgré tout, je vais tenter de vous convaincre. Et de partager avec vous mes outils, mes usages, les leçons que j'en ai tirées — sans oublier les résultats concrets qui en découlent.
LES OUTILS D'UNE MLM NEWSLETTER.
Avec quoi envoyer vos e-mails, concrètement ? On peut ranger les outils disponibles en 4 grandes familles :
- Votre messagerie personnelle (celle que tout le monde a déjà).
- Une messagerie professionnelle gratuite, avec quelques fonctionnalités marketing.
- L'application Tout-en-Un.
- Une messagerie professionnelle payante.
Votre messagerie personnelle.
Vaut-il mieux annoncer vos infos sur Messenger, ou passer par votre boîte mail classique ?
En communication, on distingue traditionnellement le message, le messager et le canal du message. La puissance de persuasion dépend de la qualité des trois.
Le canal, c'est l'écrin qui enserre le bijou. Plus il est soigné, plus il met en valeur ce qu'il contient.
Quand j'approche un prospect pour lui parler business, le premier envoi d'une information détaillée passe toujours par e-mail.
Bien sûr, vous pouvez fonctionner en vase clos sur Facebook et recourir à Messenger. Mais tout le monde ne se connecte pas à Facebook tous les jours — et de moins en moins, d'ailleurs.
En France, environ huit internautes sur dix ouvrent leur boîte mail chaque jour. Sans même parler de tous ceux qui la checkent plusieurs fois par jour, par réflexe, entre deux notifications.
Au-delà des statistiques, il me semble surtout que l'e-mail garde un côté sérieux que Messenger ne véhicule pas.
1ère leçon.
Même ultra-connecté à toutes les messageries du moment — Telegram, WhatsApp, Messenger, LinkedIn — j'envoie encore des messages tous les jours depuis ma messagerie e-mail personnelle. Mais jamais en grand nombre. Au-delà d'une centaine de destinataires, la messagerie professionnelle devient obligatoire, ne serait-ce que pour éviter de faire blacklister votre adresse mail personnelle.
Votre messagerie professionnelle.
Une messagerie professionnelle a tellement d'avantages qu'il devient difficile de s'en passer. Vous savez qui ouvre vos e-mails. Vous automatisez une relance vers ceux qui ne les ont pas ouverts. Les liens à l'intérieur sont cliquables, et vous savez qui clique. Et j'en passe.
Testez-vous d'abord avec une solution gratuite. Mailchimp en est une — mais attention, en 2026, la gratuité s'est sacrément resserrée. On est passé de 2 000 contacts et 10 000 envois mensuels il y a quelques années, à seulement 250 contacts et 500 envois par mois aujourd'hui. Autant dire que vous êtes en liberté conditionnelle, sous bracelet électronique.
Imaginez qu'on vous prête un crossover neuf, gratuitement, mais qu'on vous limite au parking du concessionnaire. Ça va un temps !
Autre solution gracieuse, où vous roulez un peu plus loin : Systeme.io. Une appli tout-en-un — messagerie, blog, newsletter, espace membre. Jusqu'à 2 000 contacts, c'est gratuit ; au-delà, comptez environ 27 € par mois pour passer à 5 000 contacts. C'est un excellent outil pour se familiariser gratuitement avec les indispensables de la communication en ligne.
Reste les messageries pros et payantes.
Vu les prix pour débuter, ce serait dommage de s'en priver. GetResponse démarre autour de 19 $ par mois pour 1 000 contacts. ActiveCampaign, de son côté, propose désormais son plan d'entrée à 15 $ par mois pour 1 000 contacts. Sg-Autorepondeur reste dans une fourchette de prix comparable, avec une approche pensée pour un public francophone.
Je vous recommande aussi d'explorer Substack, une solution originale qui allie blogging et emailing. C'est gratuit tant que votre newsletter reste offerte. Dès que vous la rendez payante, Substack prélève sa commission. L'intérêt est justement là : ce dispositif est conçu pour les newsletters payantes, une tendance toujours aussi lourde aux États-Unis, et qui gagne peu à peu du terrain en France.

Les newsletters payantes : une tendance qui continue de grossir.
2ème leçon.
Pour débuter, il est plus judicieux d'utiliser une plateforme spécialisée dans le marketing relationnel et la vente directe (VDI). C'est bien plus confortable de discuter avec un support qui connaît réellement votre métier. Nowsite pourrait être votre interlocuteur idéal.
QUOI DIRE DANS VOS E-MAILS ?
L'e-mailing ne se pilote pas de la même façon selon que vos destinataires se sont inscrits de leur plein gré à votre liste, ou pas du tout. Dans un cas, ils ont rempli un formulaire. Dans l'autre, vous avez récupéré des adresses ailleurs et vous envoyez des messages sans autorisation préalable — le fameux cold mailing.
Un principe fondamental du marketing en ligne : donnez avant de demander. Dès lors que vos e-mails aident à résoudre un problème concret, votre taux d'ouverture s'en porte naturellement mieux. On entre alors dans le marketing de contenu — nécessairement gratuit, au moins dans un premier temps.
Peut-on malgré tout communiquer avec cette approche auprès d'adresses récupérées sans consentement ? Oui, à condition que votre message cible une problématique clairement identifiée.
Un vrai bémol technique à connaître avant de vous lancer, version 2026 : Gmail, Yahoo et Microsoft ont sacrément durci leurs règles anti-spam depuis 2024. Au-delà de 5 000 envois par jour, vous devez authentifier votre domaine (SPF, DKIM, DMARC), rester sous 0,3 % de plaintes spam et proposer un désabonnement en un clic. Et depuis fin 2025, les e-mails non conformes ne finissent même plus en spam : ils sont carrément rejetés à la source, sans même arriver dans un dossier indésirable. Autrement dit, le cold mailing sauvage à grande échelle, sans configuration technique sérieuse, reste le meilleur moyen de griller la réputation de votre domaine avant même d'avoir commencé.
Prenons l'exemple d'un service qui devrait intéresser les architectes. En scrappant d'un côté les adresses e-mail de ces professionnels sur Google, et en envoyant de l'autre un message qui fait vraiment sens pour eux, ça tient la route — à condition, donc, de rester raisonnable sur les volumes et de soigner sa configuration technique.
Comment obtenir des leads en illimité sur Google ? Depuis Google Maps, voici une application très sérieuse à explorer.
La stratégie, si c'en est une, consiste à glisser une offre payante à l'intérieur d'un contenu offert.
Est-il possible de vendre directement dans un e-mail ?
Sans l'ombre d'un doute : oui !
Une pratique courante consiste à « vendre le clic » : persuader le lecteur de cliquer, dans l'e-mail, sur un lien qui pointe vers une page de vente dédiée. Cette dernière est construite et rédigée pour aboutir sur un bouton de commande.
Une tendance qui continue de se confirmer : inclure directement dans l'e-mail tout l'argumentaire de la page de vente. L'e-mail est long, mais il est lu par toutes les personnes qui l'ont ouvert. Cédric Vimeux, par exemple, en a fait une signature de style — ça vaut le coup d'aller regarder comment il s'y prend.
Cette logique se justifie facilement : le taux d'ouverture d'un e-mail dépasse toujours son taux de clic. Autant donc jouer sa carte principale directement dans le corps du message, plutôt que de parier sur un clic supplémentaire pour la faire valoir.
Naturellement, cela suppose de savoir écrire pour convaincre — le copywriting, encore et toujours.
QUOI VENDRE DANS VOS E-MAILS ?
En MLM, on pourrait dire que « la réponse est vite répondue ». Attention toutefois à ne pas ressembler à un sapin de Noël — comprenez : à passer pour le vendeur de souk qui fourgue de tout et n'importe quoi.
Mieux vaut cultiver une image de spécialiste. Choisissez un produit, ou une gamme de produits, qui répond à une problématique bien précise.
Vous pouvez aussi recommander des produits en dehors du catalogue de votre MLM. Ça a du sens quand ils complètent une offre qui, seule, ne couvre pas tous les besoins de votre client.
Un exemple : vous vendez des huiles essentielles, mais votre MLM ne propose aucun diffuseur au catalogue. Dans ce cas, faites de l'affiliation et recommandez un appareil d'une autre marque, hors MLM.
Une tendance que j'annonçais déjà il y a quelques années s'est largement confirmée depuis : le mariage entre affiliation et MLM. En 2026, les modèles « sous-affiliés » ou multi-niveaux sont devenus monnaie courante sur les plateformes d'affiliation, avec des systèmes de paliers automatisés qui font grimper un partenaire d'un cran de commission dès qu'il atteint un certain volume de ventes.
Cela s'explique assez logiquement : le MLM ressemble de plus en plus à de la recommandation en ligne pure et simple. Et le marketing d'affiliation classique, popularisé en son temps par Amazon, se privait historiquement de cette dynamique de rémunération à plusieurs niveaux — un manque que le marché a fini par combler.
Certains s'y sont essayés plus tôt, sans vraiment maîtriser les rouages du métier, et n'ont récolté que des choux blancs. Le MLM reste un métier à part entière, pas un algorithme qu'on copie-colle.

Le mariage entre logique « Amazon » et rétribution multi-niveau : une tendance désormais bien installée. C'est par ici !
COMMENT VENDRE DANS UNE MLM NEWSLETTER ?
Le principe reste le même : donner avant de demander. Concrètement, vous racontez une histoire, vous offrez quelques conseils utiles, et vous concluez par un appel à l'action.
Une autre approche consiste à construire un e-mail comme une véritable page de vente. La difficulté, c'est de le rédiger en respectant les règles du copywriting. Pour maximiser vos résultats, glissez 3 à 5 liens cliquables selon la longueur du message.
Retenez ceci : un e-mail, seul, n'apporte quasiment rien. Ce qui déclenche l'adhésion ou l'achat, ce sont les séquences d'e-mails. Une statistique vaut ici toutes les théories : environ 80 % des ventes nécessitent au moins 5 points de contact avant de se concrétiser. Un seul message, même brillant, ne suffit presque jamais.
Prenons l'exemple d'un produit pour le contrôle du poids. Un premier e-mail développe un premier avantage. Un second en développe un autre, et ainsi de suite. À chaque fois, démarrez votre message par un problème à résoudre — les soucis liés au surpoids ne manquent pas. Autant de problèmes identifiés, autant d'e-mails à écrire.
Un dernier conseil, version 2026 : ne laissez pas l'automatisation faire tout le travail à votre place. De plus en plus de créateurs de séquences le constatent : l'e-mail le plus performant d'une séquence automatisée reste souvent... le seul envoyé manuellement, sans template, avec une vraie ligne d'objet écrite pour cette personne précise. L'automatisation est un formidable amplificateur, mais elle amplifie aussi bien un bon copywriting qu'un mauvais.
Si cela vous tente d'approfondir l'art de vendre et de parrainer par e-mail, j'ai conçu une formation complète à cette adresse.
E-MAILING ET RÉGLEMENTATION.
Régulièrement, j'offre à des indépendants un check-up de leur présence en ligne. Parmi les points faibles récurrents, l'absence de conformité légale arrive presque toujours en tête.
Le RGPD impose un marketing basé sur la permission. Impossible d'envoyer un e-mail à quelqu'un qui ne vous y a pas autorisé. Et même si cette personne vous a confié son adresse, elle doit pouvoir se désinscrire à tout moment, via un lien cliquable dans le message. Rien de neuf sous le soleil, mais ça reste toujours utile de le rappeler — d'autant que la CNIL n'a pas chômé : en 2024, elle a prononcé 87 sanctions pour un total de 55 millions d'euros, essentiellement liées à des manquements en prospection commerciale.
Ce qui est moins connu concerne des obligations supplémentaires. L'une d'elles : vous devez être en mesure de prouver le consentement de vos abonnés à recevoir vos messages.
Et depuis avril 2026, la CNIL a ajouté une couche à surveiller de près : les fameux pixels de suivi qui mesurent vos taux d'ouverture (ceux dont on parlait plus haut) nécessitent désormais, eux aussi, un consentement préalable explicite. Depuis le 14 juillet 2026, les insérer sans autorisation est devenu illicite. Concrètement, si votre outil de messagerie professionnelle suit l'ouverture de vos e-mails par défaut, ce qui est le cas de la quasi-totalité d'entre eux, vous devez désormais recueillir un accord clair avant d'activer ce suivi.
Cela implique d'utiliser un outil conçu pour gérer tout cela proprement. Oubliez votre messagerie personnelle, qui n'a jamais été pensée pour ça. Il faudra passer par une messagerie professionnelle.
Elles sont nombreuses : GetResponse, Sg-Autorepondeur, ActiveCampaign, etc. On en a déjà parlé.
Par ailleurs, la page sur laquelle vous collectez des e-mails doit elle aussi respecter des règles de droit. Mentions légales, politique de confidentialité, conditions générales de vente doivent figurer sur des pages séparées, accessibles depuis un lien cliquable sur la page de collecte.
3ème leçon
En collectant des e-mails de particuliers, vous devez légalement être en mesure de prouver le consentement de vos abonnés à recevoir des messages de votre part — et depuis 2026, cela s'étend aussi au simple fait de suivre l'ouverture de vos e-mails.
COMMENT COLLECTER DES E-MAILS ?
Un principe vieux comme le monde : offrir quelque chose pour obtenir une connexion.
Sur internet, l'usage veut qu'on échange un contenu contre un e-mail. Ça peut être un e-book, une formation gratuite, un coaching offert, un diagnostic, une semaine d'immersion gratuite (groupe éphémère Facebook), un groupe WhatsApp, etc.
Je vous recommande de mettre en valeur ce que vous offrez. Concrètement, argumentez comme si ce qui est gratuit était à vendre. La valeur perçue doit être telle que la gratuité crée la surprise — vous devriez objectivement pouvoir vendre ce que vous avez décidé de donner. Pour cela, affichez les bénéfices que l'on retire en recevant ce cadeau. Insistez dessus.
Collecter des e-mails sur une page dédiée reste un pari. Un taux d'inscription correct pour ce type de page tourne aujourd'hui encore autour de 20 à 25 %, selon les données les plus récentes du secteur. Comment faire mieux ?
Une technique répandue consiste à créer une variante de cette même page, puis à comparer le nombre d'inscrits entre les deux. Celle qui convertit le mieux est conservée, et sert de base à une nouvelle variante. On recommence la comparaison, et ainsi de suite. Cette technique s'appelle l'A/B testing. Il faut être outillé pour ça — sur Systeme.io, cette fonctionnalité reste disponible en standard. Vous pouvez ainsi, raisonnablement, doubler votre taux d'inscription.
Ne perdez jamais de vue que plus vous engrangez des e-mails, meilleurs seront vos résultats. Il est donc judicieux de connaître un maximum de sources de trafic en ligne. Dans cette formation, vous en découvrirez 47. Vous multipliez ainsi le potentiel d'approvisionnement en e-mails. Le blog que vous êtes en train de consulter en est d'ailleurs une : vous remarquerez que les formulaires d'inscription sont partout.
4ème leçon.
Ce qui est gratuit, en guise de leadmagnet, doit avoir autant de valeur que si c'était à vendre.
QUEL EST L'INTÉRÊT DE COLLECTER DES E-MAILS ?
Collecter des e-mails pour collecter des e-mails n'est pourtant pas une fin en soi.
Vos abonnés doivent suivre un chemin pré-défini. Par exemple, sitôt inscrits, ils peuvent être dirigés vers une offre.
Chaque e-mail envoyé vise à conditionner vos lecteurs : à les habituer à cliquer sur un lien. Le taux de clics à l'intérieur des messages est donc à surveiller de près. Il donne une bonne idée du niveau d'engagement réel de vos lecteurs. Bonne nouvelle version 2026 : le dernier benchmark de Brevo (ex-Sendinblue), basé sur près de 12 milliards d'e-mails envoyés par plus de 19 000 entreprises françaises, situe désormais le taux de clic moyen à 4,32 %, avec un taux d'ouverture moyen de 33,9 %. Une nette amélioration par rapport aux chiffres qu'on citait il y a encore quelques années.
En ce qui me concerne, mes taux de clics varient de 5 à 10 %, et mes taux d'ouverture de 20 à 30 %. Autrement dit, sur 100 e-mails envoyés, 25 sont ouverts et 7,5 personnes cliquent sur un lien.
Mais il m'arrive aussi d'avoir des statistiques désastreuses sur certaines newsletters, que je finis d'ailleurs par abandonner.
Comme souvent, les chiffres en soi ne signifient rien s'ils ne sont pas comparés à d'autres. Sur les réseaux sociaux, les taux de visibilité et de clics restent nettement plus faibles : on l'a vu plus haut, à peine 2 à 3 personnes sur 100 voient aujourd'hui vos publications sur une page pro Facebook.
Beaucoup optent pour l'e-mailing quotidien afin de compenser la faiblesse apparente de ces taux.
Si vous expédiez un e-mail par semaine, avec un taux d'ouverture de 20 %, sur une base de 100 abonnés, 20 personnes auront pris connaissance de votre message.
En envoyant un message chaque jour, à taux d'ouverture constant, ce ne sont pas les mêmes personnes qui vous lisent d'un jour à l'autre. Il faut en effet distinguer le taux d'ouverture du taux de lecteurs. Avec l'e-mailing quotidien, vous augmentez la probabilité que davantage de gens lisent au moins un de vos envois sur la semaine. Vous obtenez ainsi plus facilement un taux de lecteurs de 50 %, contre 20 % avec un seul e-mail hebdomadaire.
On m'objecte souvent que l'e-mailing quotidien serait agressif.
En réalité, cette stratégie est volontairement clivante. Elle incite à la désinscription.
Ne restent que les plus motivés.
Cela qualifie votre base d'e-mails. Certains marketeurs vont même jusqu'à demander explicitement à leurs lecteurs de se désinscrire s'ils ne se sentent pas concernés. Vous pouvez aussi automatiser la radiation de ceux qui n'ouvrent plus vos e-mails au bout d'un moment. Bref : vous faites le ménage. Dit comme ça, c'est un peu cru, mais à quoi bon continuer à parler à quelqu'un qui fait la sourde oreille — en l'occurrence, les yeux fermés.
5ème leçon.
L'e-mail quotidien est indéniablement efficace, à condition d'avoir l'énergie de s'y mettre tous les jours.
B TO B ET PARRAINAGE.
Le principal intérêt de l'emailing en MLM, c'est le suivi.
Pour bien faire, un tunnel de vente ou de parrainage s'accompagne toujours d'une séquence d'e-mails qui peut courir sur une année entière. Cela revient à automatiser le suivi de vos contacts qui ne sont ni clients ni filleuls. Quelqu'un qui fait tout ça admirablement bien en MLM propose une formation gratuite, et c'est ici.
En marketing relationnel, deux grandes stratégies de développement existent. Selon les plans de rémunération, l'une d'elles suffit parfois.
La première, et la plus utilisée, consiste à développer une clientèle, à partir de laquelle vous trouverez vos futurs partenaires d'affaires (vos filleuls).
La second privilégie directement la recherche de ces derniers, en reléguant la vente au second plan.
Comme vous le savez, en MLM, le client de votre partenaire d'affaires est le vôtre également. En priorisant la construction d'une équipe, vous faites en quelque sorte coup double : en dégotant des partenaires, vous mettez la main sur des clients — qui ne sont pas les vôtres à proprement parler, mais sur les achats desquels vous êtes commissionné.
Cela dit, être en quête de clients et de filleuls obéit à deux discours différents. Dans un cas, l'argumentation relève du BtoC, dans l'autre du BtoB.
On ne dit pas exactement la même chose à quelqu'un qui veut se lancer en affaires avec vous qu'à quelqu'un qui veut simplement vous acheter un produit de consommation courante. Par conséquent, vos e-mails varieront selon le profil de votre destinataire : client potentiel, ou possible membre de votre équipe.
Mélanger les deux discours est une très mauvaise idée. Cela revient à viser deux objectifs à la fois, et donc à créer de la confusion.

Une formation au suivi par e-mail par le spécialiste francophone du MLM, en cliquant ici.
MAIS ENCORE…
L'e-mailing n'est pas la panacée. C'est juste un outil parmi d'autres.
Cela dit, tous les marketeurs reconnus utilisent la communication par e-mail. Ce médium n'est pas près de disparaître — l'avenir des e-mails payants n'est même plus vraiment un avenir : entre les newsletters payantes façon Substack et la percée des modèles d'affiliation multi-niveaux, on y est déjà, en 2026.
| Métrique / Caractéristique | E-mail Marketing (Newsletter) | Réseaux Sociaux (Facebook Page) | Avantage Stratégique |
|---|---|---|---|
| Portée Organique Moyenne | 100 % (Tous les e-mails sont distribués) | 2 % à 3 % (Restreint par l'algorithme) | Contrôle direct de la visibilité sans payer de publicité. |
| Propriété de l'Audience | Totale (Vous possédez la base de données) | Nulle (Vous louez l'espace à la plateforme) | Protection contre les fermetures de comptes soudaines. |
| Taux d'Engagement Moyen | 20 % - 25 % d'ouverture | 2.5 % - 3.5 % de clic | Moins de 1 % d'interactions réelles | Relation plus intime et plus propice à la conversion. |
| Retour sur Investissement (ROI) | Jusqu'à 36 € pour 1 € investi | Difficilement mesurable organiquement | Le canal d'acquisition le plus rentable du marché. |
FAQ — L'ESSENTIEL À RETENIR SUR L'EMAILING EN MLM
Faut-il un outil payant pour se lancer en emailing MLM ?
Non. Systeme.io reste gratuit jusqu'à 2 000 contacts avec envois illimités, et c'est largement suffisant pour démarrer. Mailchimp, en revanche, n'est plus une option sérieuse pour du gratuit : sa formule sans frais plafonne désormais à 250 contacts et 500 envois par mois.
L'e-mailing quotidien est-il trop agressif ?
C'est volontairement clivant, oui, et c'est précisément l'objectif. Envoyer chaque jour fait fuir les tièdes et ne garde que les abonnés vraiment motivés. C'est efficace, à condition d'avoir l'énergie de tenir la cadence.
Peut-on faire du cold mailing (sans consentement) en MLM ?
Légalement, c'est risqué : le RGPD impose un consentement préalable pour prospecter par e-mail. Techniquement, c'est encore plus tendu en 2026 : au-delà de 5 000 envois par jour, Gmail, Yahoo et Microsoft exigent une authentification stricte (SPF, DKIM, DMARC) et rejettent purement et simplement les e-mails non conformes.
Quel taux d'ouverture viser en 2026 ?
Comptez entre 20 % et 25 % pour une bonne moyenne, sachant que les pixels de suivi d'Apple Mail gonflent artificiellement ces chiffres depuis plusieurs années. Les flux automatisés bien ciblés (bienvenue, panier abandonné) dépassent facilement les 50 %.
Les pixels de suivi des e-mails sont-ils encore légaux ?
Depuis le 14 juillet 2026, non — pas sans consentement préalable explicite. La CNIL a tranché : mesurer l'ouverture d'un e-mail sans autorisation est désormais illicite, y compris pour les outils qui l'activent par défaut.
Faut-il combiner MLM et affiliation ?
C'est une tendance déjà bien installée en 2026 : les modèles multi-niveaux et sous-affiliés sont désormais courants sur les plateformes d'affiliation. Recommander un produit complémentaire hors catalogue MLM, en affiliation, a du sens dès que ça répond à un besoin que votre gamme ne couvre pas.
Vaut-il mieux vendre directement dans l'e-mail, ou renvoyer vers une page de vente ?
Les deux fonctionnent. Mais comme le taux d'ouverture dépasse toujours le taux de clic, glisser l'argumentaire complet directement dans l'e-mail limite la déperdition : personne n'a besoin de cliquer pour être convaincu.
Prêt à aller plus loin ?
Ne laissez pas vos compétences stagner. Prenez le contrôle de votre réseau grâce à notre approche méthodique et mesurable.